Les chocs pétroliers favorisent la mobilité durable et l’adoption des vélos électriques
Pas besoin d’être économiste pour s’en rendre compte. Chaque fois qu’il y a un choc pétrolier, c’est-à-dire une hausse soudaine du prix du pétrole, les gens, les gouvernements et les entreprises s’efforcent de trouver des moyens de limiter la consommation de pétrole, de remplacer l’essence ou le gazole. Les vélos et vélos électriques, les transports publics, le télétravail, les voitures électriques, les bus électriques et les camions électriques se retrouvent soudainement sous les feux de la rampe, tandis que les médias relaient les plaintes des automobilistes et les propositions de solutions. C’est comme si le portefeuille, qui en est à sa troisième année, entendait très bien le bruit de la hausse des prix.
Les vélos électriques pourraient-ils nous permettre de pédaler pour échapper à un carburant coûteux et nocif ?
Historiquement, chaque fois que les prix du pétrole augmentent de plus de 20 % et se maintiennent à ce niveau pendant plus de six mois, une récession économique s’ensuit. Cela s’explique par la forte dépendance de l’économie mondiale au pétrole, en particulier pour les transports. Les voitures représentent environ 50 % de la consommation totale de pétrole liée au transport routier et sont particulièrement nocives pour la santé publique en milieu urbain. Voyons comment les vélos électriques pourraient considérablement soulager nos difficultés.

Ce Bergamont E-Horizon 2025, très robuste et durable, coûte 2 699 euros TTC et peut parcourir plus de 40 000 kilomètres.
Pourquoi le remplacement de la voiture par des vélos électriques serait particulièrement bénéfique pour la macroéconomie
Bien sûr, on pourrait en dire autant des vélos classiques, mais il a été clairement démontré que les vélos électriques sont plus susceptibles de remplacer les voitures, car ils permettent à un public plus large de se déplacer plus souvent à vélo plutôt qu’en voiture. Ils nécessitent un effort beaucoup plus modéré et sont bien plus adaptés au transport de courses, d’objets et d’enfants.
Les avantages macroéconomiques directs du remplacement des voitures par des vélos électriques
Les importations coûteuses de pétrole et, dans de nombreux cas, de voitures ou de matières premières pour les produire, seraient réduites, ce qui améliorerait la balance commerciale. Les villes seraient plus attrayantes pour les touristes. Dans la plupart des cas, ce sont les zones urbaines sans voiture qui attirent le plus de touristes.
Les avantages macroéconomiques indirects d’une diminution du nombre de voitures et d’une augmentation du nombre de vélos électriques
Bénéficier d’un air urbain plus respirable permettrait d’économiser des milliards en soins de santé. Plus de 10 000 voitures par kilomètre carré, aux heures de pointe, c’est comme avoir autant de radiateurs atteignant des températures de 900 °C et crachant des gaz toxiques à 420 °C.
Il faut bien sûr compter les coûts et la pollution liés à la production, au forage et au transport du pétrole et des combustibles fossiles.
De plus, le vélo est un sport, avec tous les bienfaits que cela comporte pour la santé, d’autant plus que des travailleurs en meilleure forme physique sont généralement plus productifs. Le ministère de l’Économie des Pays-Bas, un pays très attaché au vélo, estime que 9 milliards d’euros sont économisés chaque année grâce au vélo, ce qui correspond à plus de 500 € par habitant.
Avec des pistes cyclables de qualité, la circulation des vélos électriques causerait beaucoup moins de décès et de blessures que celle des voitures.
Avantages individuels des vélos électriques par rapport aux voitures
Même comparés aux voitures de ville les moins chères et les plus petites, les vélos électriques peuvent vous faire économiser beaucoup d’argent et vous rendre plus en forme et en meilleure santé.
Coût annuel moyen d’une petite voiture de ville en Europe
Prenons l’exemple d’une voiture à essence de 17 000 € parcourant 80 000 kilomètres sur 10 ans, principalement en zone urbaine :
- Dépréciation 1 400 €
- Entretien (pneus compris) 400 €
- Essence (11 km/l à 2 €/l) 727 €
- Assurance 300 €
- Stationnement 50 €
- Coût annuel total 2 877 €
Comparons cela au coût annuel moyen de deux vélos électriques urbains robustes et de haute qualité à 2 600 €, puisqu’il en faudrait deux pour parcourir 80 000 kilomètres.
- Dépréciation 500 €
- Entretien (pneus compris) 50 €
- Coût annuel total 550 €

Fiido C11 – année modèle 2025
Si vous avez simplement besoin d’un vélo électrique pour un usage moins intensif, deux vélos électriques moins chers à 900 € feraient l’affaire pour un coût annuel moyen réduit, même si cela impliquerait des frais d’entretien plus élevés
- Dépréciation 150 €
- Entretien (pneus compris) 100 €
- Coût annuel total 250 €
Qu’est-ce qui freine une adoption plus généralisée des vélos électriques pour la mobilité urbaine
Même dans des pays où le vélo est très répandu, comme les Pays-Bas, les vélos électriques ont conquis plus de 50 % du marché. Néanmoins, pour se généraliser davantage, ils auraient besoin de certaines des adaptations suivantes :
- Des parkings à vélos abrités et des bornes de recharge, tant dans les immeubles que dans les zones urbaines.
- Un réseau de pistes cyclables bien plus développé
- Une meilleure protection contre le vol, même si les fabricants de vélos électriques ne cessent de progresser dans ce domaine
- Des batteries qui ne peuvent pas prendre feu, même si les batteries de qualité le font très rarement
- Un meilleur rapport qualité-prix
- Une plus grande standardisation et une meilleure compatibilité entre les fabricants
- Un accès plus facile et une plus grande disponibilité des pièces de rechange

Vélo électrique cargo pour les cyclistes à mobilité réduite
Photos : ebike24, Facebook.
